L'Asptt Albi prend le tarif habituel

Certes, le score final est d'ampleur et pourrait ressembler à une belle correction. Mais les joueuses de Adolphe Ogouyon peuvent êtres fières de leur prestation face à l'Olympique Lyonnais, dimanche après-midi. Lui qui inaugurait son tout nouveau centre d'entraînement, jouxtant le Parc OL à Décines, le Groupama OL Training Center, préposé à la section féminine et au centre de formation du club rhodanien.

Face au multi-champion de France et d'Europe en titre, les Albigeoises ont mis du cœur à l'ouvrage, une bonne dose de solidarité et de combativité, ingrédients indispensables pour ne pas sombrer face à l'ogre olympien.En fait, les partenaires de Coline Gouineau passèrent leur temps à défendre leur but, et ne franchirent pas souvent la ligne médiane. Leurs seules occasions vinrent en fin de match où successivement Benlazar et Martinez inquiétèrent la portière Gérard, de frappes tendues mais au-dessus.Avant, la courageuse et avant-centre Braunwart, dut trouver le temps bien long, sevrée de ballons et coincée par le duo XXL Kumagaï-Petit, alors que ses copines s'évertuèrent à colmater les brèches.L'OL, version féminin, privé de bon nombre de ses cadres (Thomis, Bouhaddi, Renard, M'Bock, Kaci, Dali, Seger notamment) n'a pourtant rien perdu de son appétit, même s'il parut moins fringant qu'à l'accoutumée. Il buta d'abord royalement sur Cindy Perrault, créditée d'une bonne douzaine de parades sur l'ensemble de la partie, laquelle permit clairement à ses couleurs de ne pas sombrer au final. C'est d'abord la centrale Petit qui reprit victorieusement un coup franc de l'internationale allemande Maroszan, avant que la funambule Majri, laquelle du s'y reprendre à deux fois pour battre la coriace Perrault. Puis, à la sirène, Lavogez d'une frappe limpide des vingt mètres trouva la lucarne albigeoise.Trois buts de débours à la pause pour des Albigeoises qui n'avaient envoyé qu'une simili-frappe dans les bras de Gérard, la n°2 de l'équipe de France. Maigre butin…Mais les Tarnaises ne se découragèrent pas pour autant, et érigèrent un véritable mur devant leur gardienne à dégoûter les flèches lyonnaises qui s'y empalèrent à l'envi. Sauf qu'à force d'insister, le verrou «jaune» finit par céder.En six minutes, l'OL inscrivit trois nouveaux buts. L'œuvre de la Norvégienne Hegerberg, entré en cours de match pour le doublé, et de l'esthète Maroszan, laquelle pourrait faire oublier Necib, jeune retraitée, qui demeura dans tous les bons coups et impliquée dans quatre des six buts de ses couleurs. 

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